Kicking Ass and Wearing Heels


kicking ass and wearing heels.jpgLe monde de la mode et les comics ont toujours entretenu des liens très étroits. À chaque changement de garde-robe, il est question de trouver LA tenue qui répondra à la fois à un besoin de fonctionnalité et d’esthétisme (hum, même si les décolletés et autres ouvertures au niveau de la poitrine, genre Power Girl, ne sont pas top pour cette besogne, m’enfin…) en lien avec la tendance du moment (souvenez-vous des combi bootcup dans le film X-Men First Class).

Mais, une fois le devoir accompli, chacun retrouve son style personnel, bien différent du costume moulant traditionnel. La première personne à laquelle je pense est bien évidement Emma Frost qui a coutume de choisir ses tenus avec goût, prenant soin de toujours avoir un décolleté sous la main. Et puis, on a déjà eu droit à des virées shopping entre X-Women aussi.

kicking ass and wearing heels1L’artiste français Chris « Panda » Mercier a lancé en septembre 2015 son projet Kickstarter (eh oui, encore!) pour financer la publication de son artbook Kicking Ass and Wearing Heels qui regroupe 120 illustrations de relooking de nos super-héroïnes. Il est aisé de les reconnaître puisqu’il prend soin de maintenir des détails les caractérisant comme le choix des couleurs, les logos ou encore la coupe de cheveux.

Voilà! Et si jamais vous voulez me faire un cadeau… À bon entendeur! 😉

X-Force t.1&2 – la review


x factor 2Depuis toujours, il y a deux versions des X-Men que j’adore : ceux candides et joyeux des origines, dû à ma nostalgie pour la série animée X-Men : Evolution et ceux plus sombres, pragmatiques et un poil psychotiques que j’ai pu côtoyer durant le crossover Dark Reign. Mais en grandissant, les goûts évoluent et s’affirment, et l’ennui naît en moi lorsque je lis des comics où les personnages principaux, certes attachants, sont dépeints comme naïfs et utopistes dans le seul but de nourrir notre soif d’ordre et de manichéisme. Or, le monde est complexe, c’est un fait. Tout le monde n’est pas beau, tout le monde n’est pas gentil. Les gentils ne gagnent pas toujours et les gentils ne sont décidément pas si gentils que ça.
Et c’est en retranscrivant cette complexité que les comics deviennent tout simplement passionnants. Ce qualificatif sied à la perfection à Uncanny X-Force qui est, sans conteste, ma meilleure lecture de l’année!

D’abord, une rétrospective s’impose puisque Panini, toujours fidèle à lui-même, a tendance à foudre en l’air une timeline censée être un minimum linéaire par une planification de ses parutions bordélique. En effet, les deluxes La Solution Apocalypse et La Saga de l’Ange Noir sont parus entre 2010 et 2012 en VO, soit avant Avengers vs X-Men qui lui, paradoxalement, a été publié par Panini en 2013 . Ça fait un bail, hein?! Souvenez-vous de ma review de Wolverine & the X-Men : Bienvenue chez les X-Men sur UMAC où je me questionnais sur ce qui était arrivé à Angel et qui diable était ce Génésis?! Par souci de cohérence et de compréhension (et parce que je vous suis toute dévouée), je m’étais spoilée la fin de la Saga de l’Ange Noir… Du coup, connaissant déjà la fin de toute cette épopée, cette lecture avait surtout pour but d’apporter de la lumière sur des zones d’ombre qui avaient un peu amoindri le  plaisir de mes précédentes lectures.
Mais bon, on ne peut pas trop en vouloir à Panini. Primo, parce qu’on n’a pas vraiment le choix si l’on veut lire des comics estampillés Marvel. Et deuxio parce qu’au final, on a eu droit à deux deluxe bien garnis de qualité.

xforce 4Dès le premier épisode Le premier jour du reste de ta vie, Remender donne le ton : le récit sera centré sur Apocalypse, et, par conséquence, Angel y jouera un rôle crucial ayant été, par le passé, un de ses larbins, un Cavalier de la Mort. De fait, il réunit dans la X-Cave son équipe de mercenaires constituée de Woverine, Psylocke, Fantomex et Deadpool, afin de s’occuper de la sale besogne pour que personne d’autre n’ait jamais à le faire, et ce, quitte à commettre l’impardonnable… En effet, la X-Force est bien décidée à en finir avec Apocalypse et à s’assurer qu’aucune nouvelle ascendance de son règne ne soit possible. Mais après avoir mis sur la touche ses derniers Cavaliers, les mercenaires se découvrent un cœur tendre face à un Apocalypse mini format. Moment de faiblesse pour tout le monde jusqu’à ce que Fantomex y mette fin en appuyant sur la gâchette sous la stupeur générale. Son geste aura des conséquences alors insoupçonnés puisque cela conduira à faire de Warren le nouvel hôte d’Apocalypse, en conclusion de quoi on retrouve un Angel amnésique et presque biblique après avoir été transpercé par l’épée psionique de sa chère et tendre.
Entre temps, la fine équipe tente de sauver Utopia dont l’existence est menacée par les Reavers et d’arracher le Monde d’où provient Fantomex des mains de soldats Deathlocks… Rien que ça!uncanny_x_force_11_cover_by_diablo2003-d3gkp3y.jpgMais l’intérêt de cette série réside notamment dans des intrigues croisées faisant référence à des récits antérieurs, voire même à d’autres dimensions puisque nos mercenaires ont été contraints de faire alliance avec des mutants de l’Ère d’Apocalypse pour sauver leur compère. De plus, j’ai particulièrement aimé le développement de la relation qu’entretiennent Angel et Psylocke, cette dernière tentant d’extirper Warren des griffes d’Archangel par un travail télépathique faisant remonter à la surface de nombreux souvenirs, nous dépeignant un personnage complexe et déchiré, suscitant l’émoi du lecteur face à un destin volé…
Mais plus que tout, Uncanny X-Force apporte son lot de réponses sur ce qui est advenu à Angel, sur l’identité de Génésis, clone à l’image d’Apocalypse, et sur le mystérieux retour de Diablo sur la Terre 616, venu tout droit de l’Ère d’Apocalypse pour traquer ses copains ayant prêté allégeance à Apocalypse.

En bref. Uncanny X-Force constitue un véritable whole package avec un scénario bien ficelé, diablement efficace et totalement salvateur pour les amoureux de l’univers mutant et des graphismes contrastés et réalistes signés par des artistes de génie (Mark Brooks, Jerome Opena, Esad Ribic)

PS : La « future » (tout est relatif) X-Force par Phil Noto. C’est cadeau !xforce phil noto.jpg

Le procès de Jean Grey – la review


proces jean grey.jpgJe suis à la ramasse, oui, je le sais!
J’ai cette mauvaise habitude d’entasser mes comics et de les laisser prendre la poussière jusqu’à ce que je décide de m’en faire une cure! Voilà pourquoi je m’attaque, aujourd’hui seulement, à la review du crossover All New X-Men/Gardiens de la Galaxie avec le procès de Jean Grey paru en décembre 2015 chez Panini Comics.

L’an dernier (déjà…) je vous avez fait part de mon avis bien senti sur le premier tome de la série Uncanny X-Men de Bendis et, entre temps, j’ai continué parallèlement sa lecture et celle de All New X-Men de mon coté. Force est de constater que mon impression sur la série est assez mitigée en se résumant en un imbroglio de fascination face aux intrigues et aux graphismes de qualité et de déception face à un potentiel sous-exploité se concentrant un peu trop à mon goût sur l’émoi général des X-Men envers une Jean Grey manipulatrice qui en devient détestable. Dans le tome 3 de Uncanny X-Men, nos jeunes mutants avaient soudainement disparu de la surface de la Terre et ce crossover s’inscrit dans la suite logique des événements passés.

jean-grey-trialD’abord, l’idée de mettre la jeune Jean  sur le banc des accusés pour répondre de ses crimes futurs est tout bonnement géniale ! Cela permet en outre de faire entrer sur le devant de la scène une panoplie de personnages qui, contrairement aux X-Men, refusent qu’un Phénix en puissance se promène dans la galaxie en toute impunité alors que son destin funeste est voué à se répéter, causant la désolation de plusieurs galaxies. Ainsi l’on voit apparaître au fil des pages les Gardiens de la Galaxie, les Starjammers, Spartax,etc… tant de personnages et de confrontations qui rendent cette lecture moins ennuyeuse que les précédents tomes de All New X-Men où les mutants étaient reclus dans une bulle communautariste. On a ainsi droit à des dialogues tantôt sérieux, tantôt joviaux, notamment entre le jeune Iceberg et les Gardiens de la Galaxie qui en feront sourire plus d’un!

jean-grey-trial-2Mais plus que tout, on sort de la rengaine que nous sortait Bendis depuis le début de son run qui donnait un relent de plat réchauffé. En caricaturant, ça donnait ça :

  • Tout le monde n’a d’yeux que pour Jean.
  • Jean est en colère. Énormément. Contre elle et contre le monde. Mais elle gère (et se croit tout permis).
  • Doit-on réexpédier les X-Men des origines dans leur ligne temporelle, bordel de merde?!

jean-grey-trial-3Mais là, on assiste à des changements notables : les choses bougent enfin (/!\ spoiler comme par exemple le jeune Scott qui rejoint son père dans l’espace), faisant que ce crossover constitue une véritable pierre angulaire dans l’ensemble du Marvelverse. En effet, comme l’a dit à juste titre Jean Grey : « Les X-Men écrivent une autre histoire. Inédite ». Mais peut-on réellement changer l’Histoire ou est-elle vouée à se répéter irrémédiablement telle une machine infernale? L’on peut également se demander jusqu’où cette excursion dans le futur dura, chaque seconde passée dans le présent perturbant le continnum temporel (étrange d’ailleurs que les changements ne soient toujours pas palpables, les multiples rebondissements que nous avons suivis jusqu’ici auraient du remodeler la réalité simultanément), et si Bendis ne joue pas avec le feu à force de sensationnalisme risquant, à terme, une déception de son lectorat (si ce n’est déjà fait…).

Côté graphisme, on a droit à une succession de planches et de covers de toute beauté, à couper le souffle! L’alternance entre Sara Pichelli et Stuart Immonen est propice à une régularité des dessins au fil des pages par leur proximité stylistique bluffante et presque troublante, ce qui place ce titre dans la continuité des séries X dont la popularité est due en grande partie à la renommée de ses dessinateurs. Pourvu que ça dure!

En bref. Moi qui songeais arrêter All New X-Men en pensant que Bendis s’était perdu dans les méandres de sa créativité, j’ai été contrainte de revoir ma décision et mon jugement sur le travail du scénariste. Alors que les précédents tomes devenaient un peu longuets avec des conclusions décevantes malgré des plots danstesques et des retournements de situation intéressants mais jamais entièrement approfondis, Le procès de Jean Grey rehausse le niveau avec un scénario mené d’une main de fer sans digression aucune.jean-grey-trial-panorama

Le meilleur des mondes


Depuis la dernière fois où j’ai mentionné son nom, Phil Noto a largement eu le temps de reprendre ses crayons en main et de continuer sa série de photographies. Cette fois-ci, l’artiste reviens armé de six nouveaux dessins où la progression dans le temps se constate grâce à l’apparition de la photographie en couleur, début des années 1870. A la longue, ses créations originales finiront par nous former une fresque où chaque moment heureux, soigneusement archivé depuis par Hank Pym, nous retraceront d’un point de vue optimiste et nostalgique, le passé des héros Marvel emprisonné dans le temps (parce qu’en ce moment, il est difficile à croire que les X-Men et les Avengers puissent encore vivre une histoire d’amour, merci messieurs les scénaristes !).
Sur ce, je vous laisse vous régaler les yeux ! 

Le meilleur des mondes


Phil Noto est mon artiste chouchou masculin, en lice avec Adi Granov et Chris Bachalo (et voilà que je m’y remets) et a eu l’excellente idée comme à son habitude de réaliser une dizaine de dessin nous ramenant bien 50 ans en arrière, dans les sixties. Des photos provenant pour la plupart des archives de  Hank Pym alias Ant-Man ayant voulu immortaliser ces instants, en prévision d’un futur plus funeste surement. Prises au moment où les X-Men endossaient encore leur costume bicolore, au moment où les Vengeurs posaient pour de célèbres magazines, où prendre du plaisir était encore possible et où les interviews se faisaient en masse.. la belle époque quoi !

Et de suite, c’est tellement plus simple


Comme ce n’est pas bien de piquer des trouvailles aux gens, on remercie P&P d’Arkham Comics pour ces deux organigrammes signés Irene Y. Lee. Ils nous présentent avec quelques spoiler, la composition des équipes mutantes que nous retrouverons dans Regenesis (et que vous avez déjà découvert si vous lisez de la V.O, ce qui n’est pas le cas pour moi). En tout cas, j’aime beaucoup ce genre de document, c’est tellement plus simple de comprendre les choses avec.