Ultimate Universe #3- la review


Chose promise, chose due !

A quelques jours de la sortie du bimestriel Ultimate Universe #4, il est grand temps de revenir un poil en arrière pour rewiewer le numéro précédent paru chez Panini le 18 septembre et qui, malheureusement, aura fait bien du chemin avant d’arriver entre mes mains. Au sommaire de ce numéro : des muscles, des changements de style, des conclusions… eh oui, tout ça regroupé en une seule et unique revue, dans les épisodes 5 et 6 des séries de l’univers 1610, à savoir Ultimate Spider-man, Ultimate X-Men et Ultimate the Ultimates.

Ultimate Spider-man #5-6 : Rencontre en avant-première sur les toits de Brooklyn

De l’action, en voulez vous ? En voilà ! Brian Bendis, qui a préféré mettre le temps qu’il faut avant de lancer la machine, démarre ce 5° épisode sur les chapeaux de roues. Miles Morales se voit en effet confronté à Spider-woman lors d’une rencontre musclée,  puis à Nick Fury et ses Ultimates pour finalement faire ses preuves dans les pages qui suivent. Ce déroulement d’actions lui vaudront une place, bien que temporaire, au sein du SHIELD. Afin de lui donner son approbation quant au choix de son surnom, Nick Fury offre à Miles sa toute première combinaison moulante officielle et c’est ainsi que le « nouveau Spider-man » se lance dans les rues de Brooklyn ! De son côté, Sara Pichelli produit toujours des merveilles tandis que Chris Samnee, malgré son style très plaisant, crée une rupture visuelle assez nette dès l’épisode suivant. L’épisode en question n’est d’ailleurs pas des plus excitants : Miles fait ses débuts en tant que spider-man et la popularité le guette, au détour d’un bureau de journal et d’une prison au Mexique. 8/10

Ultimate X-Men #5-6 : Seul le mensonge peut protéger la vérité

« Mon titre favori », c’est une phrase que je répéterais encore et encore. Dans ces épisodes, Nick Spencer nous montre clairement qu’il sait où il nous mène et nous offre une conclusion des plus intéressantes. Jimmy et sa portion de mutants arrivent à destination pour stopper la folie du lieutenant Stryker et c’est seulement sur place qu’ils découvrent que ce dernier a un allié dans leur propre équipe. Flash-backs à l’appui, on assiste à de nombreuses révélations et (spoiler alert) c’en est fini du problème Stryker même si on risque de réentendre parler de lui très prochainement. Mais le véritable plus de ces épisodes, en plus du passé au service du récit, ce sont les répercussions qu’a la mini-série Hawkeye (assez indispensable finalement) sur les Ultimates X-Men. Côté graphique, Paco Medina ne déçoit bien qu’il soit aidé par Carlo Barberi au cours du 6° épisode, qui adopte un style très semblable mais en deçà de celui de son collègue. Mis à part çà, Ultimate X-Men est une série trop géniale et 2 mois d’attente, c’est beaucoup trop long. 8,5/10

Ultimate the Ultimates #5-6 : Un monde qui ne tourne pas rond

Hickman et moi, ça fait deux. Autant j’aime les histoires complexes avec des détails à droite à gauche, autant, lorsque c’est excessif, ça peut devenir lassant. Dans ces épisodes, les Ultimates sont dispersés un peu partout dans le monde pour régler leurs propres affaires. En résumé, ça donne : Le Faucon à la découverte de la cité de Red Richards, Tony Stark face à la Bourse, Captain America méditant dans le désert du Nouveau-Mexique, Thor en pleine déprime, Spider-woman sur le cas Morales (rencontre dans Ultimate Spider-man #5), Captain Britain en prise avec ses problèmes personnels, Nick Fury en pleine réflexion… Tant d’éléments qui font que ces épisodes seront oubliés aussitôt la revue fermée. A la fin de celle-ci, Christian Grasse annonce un changement majeur dans la série avec le crossover Divided We Fall, en espérant que le tout soit un peu plus captivant. Tout comme les autres titres Ultimate, Esad Ribic partage la vedette au dessin avec Brandon Peterson, sauf que là, le changement ne se voit quasiment pas (le +). 5/10

PS : J’aimerais également clarifier un point qui remonte à trèèès loin dans le passé. A l’occasion d’un de mes derniers comics strips, j’ai poussé une (mini-)gueulante contre Panini à cause du retard de ses revues mais je me suis retrouvé dans une situation similaire avec Urban. J’envoie donc mes plus plates excuses à l’éditeur italien, d’autant plus que, maintenant, les lecteurs sont rois dans leurs contrées (Spider-men sera édité en une seule fois, jugez plutôt !). Au final, j’ai appris il y a peu que le réseau de distribution connaissait des turbulences… fallait me le dire plutôt, j’aurais pas gaspiller autant d’encre !

Ultimate Universe HS #1- la review


Eh ben il en aura mis du temps ! Le premier HS du bimestriel Ultimate Universe a fini par entrer dans les rangs le 17 Août dernier au prix de 5,50€. Repoussé de plusieurs mois (initialement prévu pour juin 2012) pour on ne sait quelle raison, ce HS reprenant les épisodes US #1-4 de la mini série Ultimate Hawkeye permet de clarifier une des crises internationales auquelle le SHIELD était confronté dans Ultimate Universe #1 et qui a soudainement disparu dans le #2. Alors, indispensable ou au placard ?

Ultimate Hawkeye #1-4 : Éternels ou Déviants, choisis ton camp !

Tout d’abord, j’aimerais préciser que sous l’étiquette « saga complète » que Panini colle gentiment sur tous ses HS, la revue ne peut être pleinement comprise (et donc appréciée) si vous ne suivez pas les aventures phare de l’univers 1610 présentes tous les deux mois dans la revue Ultimate de Panini. En effet, même si le début du récit, commençant sur les chapeaux de roue, nous expose clairement la situation actuelle en Asie du Sud-Est, le dénouement n’est pas vraiment présent en fin de revue. Logique vu que cette mini-série aura de nombreuses répercussions dans l’avenir sur les titres Ultimates et X-Men, ce qui sous-entend qu’il vous faudra donc devenir un lecteur assidu du bimestriel.

Pour parler de l’intrigue, je l’ai trouvée intéressante. Même si je n’aime pas le style narratif de Jonathan Hickman (ce qui n’engage que moi) qui rend la lecture un peu confuse, le thème abordé vaut le détour et met en place la version parallèle de certaines créatures cosmiques. Cela dit, le scénariste étant le même que celui planchant sur les Ultimates, il est intéressant de voir toutes les connexions qu’il arrive à établir, d’une série à l’autre, rendant son récit plus complexe (cf le dénouement). Ainsi, Hickman aborde simultanément, une partie des origines de Hawkeye, l’explication de ses pouvoirs, son arrivée au sein du SHIELD, sa détermination. Au fur et à mesure des pages, on comprend que c’est un personnage avec un passé et que lui, s’intéresse au futur (faut avouer aussi qu’il est assez cool, mais il arrive pas à la cheville de Gambit, na !). Encaissant les défaites avec l’équipe l’accompagnant sur le terrain, Nick Fury comprend que c’est une mission spéciale qui doit être attribuée à des personnes spéciales. Et là, incoming la dream team composée d’Oeil de Faucon lui-même, des Ultimate X et de Hulk ! Je vais m’en arrêter là pour le scénario, juste : la fin aura son importance, très, très bientôt.

Concernant le graphisme , parce que c’est quand même la moitié du mérite d’une série (si ce n’est plus), le style de Rafa Sandoval colle bien au ton qu’emploie Hickman et est assez dynamique. Entre changements de plan et splash-pages, réalisme et beaucoup de muscles, notre oeil est beaucoup stimulé. A vrai dire, je trouve que Sandoval remplit sa part du contrat, rien ne sert de tourner en rond. Notez également en fin de revue, quelques pages de bonus où se trouvent les covers de la série ainsi que les crayonnés du dessinateur. Les mauvaises langues diront que Panini remplie les pages, moi, je salue l’initiative.

Pour conclure, Ultimate Universe HS #1 est loin d’être transcendent mais permet de passer un bon moment de lecture et d’en apprendre un peu plus sur un personnage phare des Ultimates. Aussi comme souligné plus haut, l’histoire ne se termine pas vraiment dans la revue et touchera certainement les titres Ultimates et X-Men. Je conseille. 7.5/10

Ultimate Universe #2- la review


Après un premier numéro des plus plaisants et deux longs mois d’attente, Ultimate Universe revient dans son bimestriel Paninnien, accompagné des trois séries phares de l’univers 1610. Ce second numéro comportent les épisodes US #3-4 de Ultimate Spider-man (Bendis, Pichelli), Ultimate X-Men (Spencer, Medina) et Ultimate the Ultimates (Hickman, Ribic).

Ultimate Spider-man #3-4 : De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités

Dans le précédent numéro, nous avions laissé Miles Morales scotché au plafond de sa chambre. C’est dans ce même lieu que nous le retrouvons en début d’épisode, brusquement rejoint par son meilleur ami. Assez troublés par l’apparition de tels pouvoirs, les deux ados remontent alors à l’origine du problème : l’araignée chez l’oncle de Miles. N’ayant laissé aucune trace dans son appartement, ce dernier a pris la fuite. C’est dans les pages qui suivent que nous assistons aux débuts on ne peut plus héroïques du garçon, en plein jour, au milieu de la foule, à cause (grâce ?) d’un incendie… Suite à sa rentrée à la Brooklyn Visions Academy, le titre prend beaucoup plus d’ampleur. En effet, Brian Bendis a eu la bonne idée d’introduire à son scénario un retour sur la mort de Peter Parker qui influencera, puis motivera Miles Morales à porter le costume de spider-man. Concernant le graphisme, Sara Pichelli s’en sort toujours à merveille comme si elle était née pour dessiner Ultimate Spider-man ! En tout cas, suite à l’arrivée d’une belle masquée, les prochains épisodes promettent d’être musclés. 8/10

Ultimate X-Men #3-4 : Face aux péchés des hommes, la parole de Dieu ne tarit pas

Je radote peut être mais le titre Ultimate X-Men sort vraiment du lot ! On retrouve ici un Paco Medina toujours en forme qui signe des planches extrêmement soignées et dynamiques. Notons également une superbe mise en page qui rend honneur au scénario. Nick Spencer de son côté monte l’ambiance d’un cran et s’aide de flash-backs récurrents pour justifier les ambitions du révérend Stryker et prévoir par la suite une possible trahison dans le camp des mutants. Après avoir sauver Malicia des griffes des sentinelles, Kitty et son équipe retournent dans leur refuge et y rencontrent des mutants s’étant échappés d’un camp.  L’un d’entre eux est gravement blessé (Jimmy Hudson) et convainc Bobby (Iceberg), Johny (la Torche) et Malicia d’aller à la rescousse d’autres mutants en captivité. L’entêtement de Kitty face aux situations présentes fait naître en ses coéquipiers un certain agacement qui tourne rapidement au vinaigre… Le moins qu’on puisse dire, c’est que la suite promet d’être intrigante. 9/10

Ultimate the Ultimates #3-4 : En étant bien accompagné, la foi ne peut que perdurer

Après deux premiers épisodes assez décevants pour un titre de cette envergure, Ultimate the Ultimates reprend du poil de la bête en étant d’un coup beaucoup plus abordable. En effet, Jonathan Hickman avait mis en place trois intrigues simultanément (Asie du sud-est, Uruguay, Allemagne) dans le numéro précédent, ce qui rendait la lecture du titre quelque peu agaçante. Ici, seule une est préservée, la plus complexe bien évidemment : les enfants de l’atome. Même si je continue sérieusement à me demander quelle sera la conclusion finale de Ultimate the Ultimates, les épisodes US #2 et 3 ont l’avantage de rendre le titre plus attrayant et intéressant. Les vengeurs sont réunis dès le début de l’épisode auprès de Nick Fury et ne cessent d’accumuler les défaites face à cette imminente menace. Thor, suite à la chute d’Asgard, tente de relever la tête et de venger son royaume mais n’en ressort que davantage déchu… Petit bémol cependant au niveau du graphisme, les dessins d’Esad Ribic de qualité plus médiocres qu’au tout début, mais qui ne gâchent en aucun cas la lecture. Si le duo continue dans cette direction, le titre pourrait remonter dans mon estime. 6/10

Ultimate Universe #1- la review


Avant de chroniquer Ultilmate Universe #2 paru mardi dernier, je vais faire un rapide arrêt sur le numéro 1 sorti chez Panini le 15 mai dernier. Ultimate Universe #1 était la première revue consacrée à l’univers Ultimate post-reboot de chez Marvel. Panini a ici regroupé deux épisodes des 3 titres les plus attendus de cet univers parallèle, à savoir : Ultimate Spider-man de Brian Bendis et Sara Pichelli ; Ultimate X-Men de Nick Spencer et Paco Medina ; et Ultimate the Ultimates de Jonathan Hickman et Esad Ribic.

Ultimate Spider-man #1-2 : Qui est Miles Morales ?

Alors que la version Ultimate de Peter Parker s’est vue rejoindre oncle Ben dans la série de Brian Bendis et Mark Bagley, le titre rebooté, dorénavant sous les crayons de Sara Pichelli, est prometteur. La série nous plonge dans un laboratoire, celui de Norman Osborn. Toujours à la quête de la formule derrière les pouvoirs de Peter Parker, il dévoile le fait qu’il est le créateur de Spider-man à un de ses chercheur et lui confie l’ingrate tâche de lui retrouver la formule. Le soir même, un cambriolage à lieu et une araignée s’échappe du laboratoire… Brooklyn, New York. Nous suivons la vie d’un jeune adolescent, Miles Morales, futur détenteur du masque du tisseur (aucun spoiler, tous les plus grands journaux en ont parlé à travers le monde) qui se verra conférer des pouvoirs arachnéens. Différents de son prédécesseur, tant sur le plan familiale que sur ses pouvoirs, Miles Morales devra nous convaincre sur le long terme pour savoir s’il est le digne successeur de Peter Parker. Les deux premiers épisodes servent donc d’introduction et mettent bien en place l’univers dans lequel Miles va progresser. La patte de Bendis au scénario et le trait de Pichelli aux dessins, collent parfaitement à ce titre, en espérant que la suite soit de la même volée. 8/10

Ultimate X-Men #1-2 : Jusqu’où les choses peuvent-elles changer ?

De tous les titres proposés dans cette revue, Ultimate X-Men a eu mes préférences (c’est mon penchant pour les X-Men qui ressort). Superbement bien orchestré par Nick Spencer et Paco Medina, les mutants sont face à une situation presque apocalyptique. Les autorités sont toujours derrières eux et des fanatiques les traquent (Stryker et ses sentinelles en tête de liste). Les mutants sont hors-la-loi et se sont dispersés. Certains restent cachés de la société, d’autres sont emprisonnés dans des camps… C’est dans ce contexte que le premier numéro du titre démarre avec une scène qui donne d’emblée le ton à la série. La narration est excellente et le graphisme suit avec brio. Si Spencer et Medina continuent sur cette lancée, je leur vouerais un culte jusqu’à la fin des temps ! 9/10

Ultimate the Ultimates #1-2 : Les enfants de l’atome, plus forts que les dieux ?

Les deux premiers épisodes commencent sur les chapeaux de roues et le moins qu’on puisse dire, c’est que les débuts de la série sont un peu confus et décevants. En effet, face aux crises ingérables à l’échelle mondiale, Nick Fury fait appelle aux vengeurs, déjà dispersés aux 4 coins du monde. Au final, le scénario de Jonathan Hickman se résume à de l’action, trop d’action, et beaucoup de bagarres. Pour un premier numéro, Ultimate the Ultimates ne remplit pas sa part du contrat en n’étant pas abordable par un néophyte. Visuellement par contre, c’est pratiquement un sans faute pour  Esad Ribic qui signe des planches extrêmement soignées. Un constate très fort donc entre le récit et le graphisme, dommage. Hickman aurait pu fournir mieux, d’autant plus que le rythme est tellement rapide que j’ai cru à une possible conclusion (spoiler alert) après la chute d’Asgard : les enfants de l’atome sont maîtres du monde et rien ne peut les arrêter (d’ailleurs, je le pense réellement. Qui va réussir à se frotter à une telle équipe ?)4,5/10

Batman TDKR : la patience est une vertu


Chapeau bas (très très bas) à tous ceux qui réussiront à s’abstenir de regarder les extraits du prochain Batman de Nolan dernièrement mis en ligne ainsi que sa BO intégrale. La tentation est là certes, seulement, pour ne pas gâcher la surprise au moment du visionnage du film, le mieux est (attention aux conseils de pro) de disparaître d’internet pendant les jours à venir pour ne pas être spoilé ni par la comm’ du film, ni par les échos de chanceux journalistes. Bon après je dis ça, je dis rien puisque je me suis déjà fait un malin plaisir à écouter en boucle la musique composée par le génialissime Hans Zimmer… et là je me suis dit « Eh y’a pas moyen de retourner en arrière ? Juste pour effacer la connerie que je viens de faire ?! ». Sincèrement, écouter la BO d’un film avant de l’avoir vu c’est pire qu’un spoiler visuel et malheureusement la touche retour n’existe pas dans notre misérable monde. Bref, pour en revenir au sujet, voilà quelques critiques, toutes très bonnes, qui promettent 164 minutes de pur bonheur et d’émotions.

Tom McAuliffe (@TomMcAuliffe) : « Je viens de terminer la projection de Dark Knight Rises… c’est tellement génial… je n’en peux plus d’attendre pour le revoir encore. Et encore. Un 9 sur 10 pour moi. J’ai noté Amazing Spider-Man 7.5 et Avengers 8.5. »

Page Facebook DKRSHH : « En ce qui concerne la réaction du public, il y avait seulement 40-50 personnes dans la salle (la plupart des critiques), mais il y a eu des applaudissements (…). J’ai moi-même pleuré, deux fois, une fois de tristesse et une fois par pur bonheur geek incontrôlable. »

NikoTiapula sur Twitter « The Dark Knight Rises est foutrement génial. Il y a eu une standing ovation à la projection […] Tout ce que je peux dire c’est… soyez prêt à un VRAI choc. Très touchant, et très puissant. The Dark Knight est dépassé »

Geoff Boucher, journaliste pour Herocomple« Le 3e acte du film délivre une série de twists, de retournements de situation et un point culminant épique. La conclusion de Christopher Nolan emmène Batman et sa mythologie cinématographique à un niveau qu’on n’avait encore jamais vu »

cmfcknw sur Twitter « Certainement dans mes dix films préférés. Si ça ne suffit pas à briser les codes et gagner l’oscar du meilleur film, jamais un film de comics n’y arrivera »

KnightOfTheFall du forum Superherohype « Les dernières 20 minutes avec Batman et Bane comptent parmi les meilleures scènes de combat que j’ai jamais vues dans un film de superhéros »

via DCPlanet

Critique spéciale pour Anne Hathaway (♥) qui est une formidable actrice :

Jared Kraus ‏sur Twitter « Tous ceux qui doutaient de Anne Hathaway devraient s’agenouiller et lui lécher les pieds. Elle mérite d’être nominée aux Oscars »

Ensuite, les derniers extraits qu’il faut mieux éviter donc, si vous êtes patients.

Par contre, pour la bande originale, il va falloir vous rediriger par ici.

Batman The Dark Knight Rises de Christopher Nolan sort le 25 juillet 2012, avec Christian Bale (Bruce Wayne/Batman), Anne Hathaway (Selina Kyle/Catwoman), Gary Oldman (Jim Gordon), Tom Hardy (Bane), Joseph Gordon-Levitt (John Blake), Marion Cotillard (Miranda Tate), etc.

Hideout- la review : Descente aux enfers


Vous êtes à la quête  d’un manga inoubliable ? Un seinen qui fait honneur au genre ? Le tout dirigé par un artiste qui saura vous insuffler tout un tas d’émotions en un minimum de temps ? Ne cherchez plus, Masasumi Kakizaki l’a fait ! Après avoir terminé son travail en tant que dessinateur sur la série Rainbow avec George Abe, le mangaka remet ça avec Hideout, un one-shot jonglant entre suspens, fantastique et horreur.

Les ténèbres d’une forêt plongée dans la nuit. Sous une pluie battante, un homme déterminé traque une victime terrifiée. La décision de Seiichi Kirishima est prise : ce soir, il va tuer sa femme.
Pourtant, un an plus tôt, c’était un homme heureux. Écrivain à succès, mari comblé et papa d’un jeune garçon… à l’époque, tout semble lui réussir. Mais ce bonheur sans faille n’est pas éternel. Le jour où son éditeur met fin à leur collaboration, les ténèbres s’immiscent dans la vie du jeune écrivain, vite criblé de dettes. Une terrifiante descente aux enfers commence, au fil des pages de ce qui pourrait bien être son dernier roman.

Hideout est un one-shot (histoire racontée en un seul volume) de 208 pages, édité chez Ki-oon le 27 octobre dernier au prix de 7,65€.

Seul au commande cette fois ci , Masasumi Kakizaki prouve à son lectorat qu’il est tout à fait capable de réaliser un titre en parfaite autonomie. Déjà connu pour son prestigieux travail sur Rainbow, série traitant de l’univers carcéral juvénile au Japon, le mangaka prend une toute autre direction avec Hideout en s’engouffrant dans une grotte sombre et humide, muni d’un scénario digne d’un Stephen King.

Avant de parler du contenu, la couverture d’abord. Elle sert d’avertissement au public pour qu’il sache qu’en entrant dans ce livre, et dans la grotte donc, il est incertain de pouvoir en sortir. La mise en page est très bien choisie par l’auteur avec un monstre en arrière plan déchirant le manuscrit. D’ailleurs, il suffit de tourner cette première de couverture pour le visualiser dans toute sa splendeur, signe que l’on vient de franchir le seuil de sa porte.

Le manga se présente sous forme de journal où le narrateur, Seiichi Kirishima, relate les faits monstrueux lui étant arrivés depuis sa venue sur une île, pas si paradisiaque que ça. Dans une forêt banale, on retrouve un manuscrit égaré (volontairement ?) en chemin. C’est à partir de ce moment, que l’on entre corps et âme dans l’histoire dramatique et terrifiante du jeune écrivain. Flash-backs à l’appui, nous suivons la décadence psychologique de Seiichi tout en l’accompagnant jusqu’au fin fond des enfers. Avec un récit très bien ficelé, rythmé par des rebondissements inattendus et des personnages assez mystérieux, Masasumi Kakizaki surprend. Cependant, surement l’un des majeurs défauts de Hideout niveau scénaristique, est que le mangaka n’approfondie pas assez l’aspect psychologique de ses personnages. Hormis peut être Seiichi Kirishima à qui nous avons droit à des éclaircies sur son passé grâce à ses souvenirs, le monstre occupant la grotte, l’enfant pleurant sa mère, la femme enchaînée ou même l’épouse de l’écrivain, Miki, restent dans l’ombre. Dommage. Cette dernière est d’ailleurs représentée comme une garce écervelée tant les informations la concernant manquent. Mais sachant qu’il s’agit d’un one-shot, il est tout à fait logique que le mangaka ait dû passer certains éléments à la passoire afin de ne garder que l’essentiel. Au final, pour revoir la lumière du jour, tous sont à la quête de la sortie… mais existe-elle au moins ? L’atmosphère troublante et frissonnante mise en place par Masasumi Kakizaki est renforcée par des illustrations plus que réalistes qui font honneur au maître.

Au niveau du graphisme, et en comparaison avec son travail en tant qu’illustrateur sur Rainbow, on remarque une amélioration de ses traits, beaucoup plus précis, fins et réalistes qu’ils ne l’étaient avant. Les expressions faciales de haine, détresse ou épouvante des personnages sont plus que remarquables. L’encrage très forcé colle parfaitement au récit et l’ambiance oppressante originelle s’accentue. Cependant, il est vrai que le lecteur peut se sentir perdu dans une scène d’action en ne réussissant pas à définir à qui appartient tel bras, telle jambe, etc. Niveau dessin, c’est pratiquement un sans faute de la part du mangaka.

Pour conclure, Hideout est un bon manga, rarement trouvable de nos jours tant la qualité est au rendez-vous. Loin des mangas typiques misant sur l’humour, classé seinen pour un public averti (+ 16), il côtoie le genre des comics grâce à une intrigue fantastique, une ambiance sombre et déconcertante et un graphisme minutieusement travaillé. Sans être otaku, il rassasiera les friands du genre. Un titre à découvrir pour les amoureux des précédents travaux de Kakizaki ainsi que pour les non-connaisseurs. Note : 9/10.

« Ma famille, c’est vous ! »